Quelques jours après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, Laetitia Avia, députée de Paris et porte-parole de la LREM, remet sur la table la proposition de loi contre la haine en ligne. Susceptible de porter atteinte à la liberté d’expression, le texte, dont le but consiste à faire payer de lourdes amendes aux plateformes en ligne qui ne prendraient pas la peine de supprimer les contenus haineux en l’espace de 24 heures, a été rejeté par le Conseil constitutionnel le 18 juin 2020.

Malgré le rejet de sa proposition de loi, Laetitia Avia n’a pas baissé les bras. « J’ai continué à travailler sur le sujet de deux manières,  avec les dispositions nationales et à l’échelle européenne » a-t-elle déclaré dans une interview accordée à Franceinfo.

Une femme se tenant le visage dans la pénombre

Photo de Juan Pablo Serrano Arenas provenant de Pexels

La figure politique envisage notamment de faire, en décembre, une proposition de loi dans le cadre du Digital Services Act de l’Union européenne.

Le gouvernement envisage de soutenir la plateforme PHAROS

De son côté, le gouvernement français est bien décidé à durcir le ton contre les internautes publiant des contenus haineux sur internet. Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté a d’ailleurs fait une descente dans les locaux de PHAROS pour discuter du projet de renforcement des moyens de la plateforme.

Cette institution française dont la mission consiste à traiter les plaintes relatives aux contenus et comportements illicites sur internet a dénombré plus de 80 messages soutenant l’action de l’agresseur de Samuel Paty. Il s’agit de l’enseignant d’histoire-géographie au collège du Bois d’Aulne qui a été décapité vendredi  16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, par un Russe tchétchène de 18 ans.

Le terroriste s’en est pris à l’enseignant pour avoir montré à ses élèves de 4e, deux caricatures du prophète Mahomet, publiées par l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

L’initiative du professeur de 47 ans avait pour but d’illustrer un cours sur la liberté d’expression.

L’histoire de Samuel Paty est devenue virale

L’histoire est arrivée sur Facebook et YouTube le 7 octobre dernier avec des publications et des vidéos publiées par un père de famille dans lesquelles il critiquait les manières d’enseigner de Samuel Paty.

L’auteur des vidéos a par la même occasion porté plainte contre l’enseignant.

16 personnes dont le père de famille, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui et sa compagne, 4 membres de la famille du terroriste, 5 collégiens et 3 amis de l’assassin ont été placées en garde à vue dans le cadre des enquêtes sur le meurtre de Samuel Paty.

Selon BFMTV, « un autre homme s’est rendu de lui-même aux autorités ». Ce dernier affirme avoir été en contact avec les agresseurs dans les jours précédant l’attentat.


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