Facebook a récemment bloqué le compte du président vénézuélien Nicolas. Le réseau social a empêché toute publication sortant de la page du président vénézuélien en guise de punition, car celui-ci a publié des contenus à caractère de désinformation concernant le COVID-19, plus précisément à propos d’un traitement miracle contre le virus.

Pour populariser le Carvativir, un médicament « miracle » à base de plantes, le président vénézuélien a en effet, depuis quelques mois,  continué de publier des vidéos  argumentant de l’efficacité du produit sur sa page. Des allégations controversées selon des tiers.

Crédits Pixabay

Face à la polémique et à la plainte du dirigeant du Venezuela, Facebook veut souligner le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’une action subjective ou orientée à l’encontre du politique ou de la nation vénézuélienne, mais d’une procédure habituelle pour les contenus de ce genre.

Nicolas Maduro s’indigne des mesures prises à son encontre

Nicolas Maduro promeut le Carvativir sur sa page depuis le mois de janvier. Il s’agit, selon lui, d’un traitement miracle élaboré à base d’herbes naturelles, notamment du thym. Le traitement est décrit par le président lui-même comme des « gouttes miracles », selon Reuters, et qu’il serait efficace tant comme traitement préventif que curatif.

Les spécialistes assurent cependant que ces affirmations ne sont pas suffisamment fondées pour être soutenues comme telles. De ce fait, depuis février, Facebook avait bloqué les vidéos publiées sur la page de Nicola Maduro, faisant une publicité à cette potion miracle.

Et le 27 mars dernier, Facebook finit par geler la page du président. Le gouvernement vénézuélien, par son ministre de la Communication, accuse ainsi Facebook de censure ainsi que d’actions illégales de blocage et de boycott (derrière lesquelles plane l’ombre de l’empire américain) à l’encontre du peuple vénézuélien.

Facebook se dit objectif dans les mesures adoptées

Face à la situation, la firme de Mark Zuckerberg nie les accusations en précisant que cette action s’inscrit dans le protocole établi pour sa politique de lutte contre la désinformation sur le COVID-19. Et les informations de ce genre pourraient se révéler préjudiciables pour le public.

En effet, l’OMS n’a pour le moment certifié aucun traitement curatif pour le virus. C’est sur cette position que Facebook se base pour affirmer que la page de Nicolas Maduro a violé sa politique sur le sujet. Et ce à plusieurs reprises.

Par ailleurs, Facebook précise que depuis 2020, d’autres comptes ont été supprimés et des pages bloquées, toujours en rapport à la désinformation, que ce soit dans le cadre de la pandémie ou encore les dernières élections américaines, etc. Selon les informations, Facebook aurait bloqué pas moins de 12 millions de contenus, rien que ceux en rapport avec le COVID-19 et les vaccins. Des chiffres qui viennent soutenir la défense de Facebook.


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