La suite des mythiques films Pacific Rim est disponible en version série d’animation sur Netflix depuis le 4 mars. Si le format est assez original, elle est en fait assez fidèle aux thèmes amorcés dans les films. On vous dévoile ici notre avis sur cette suite qui oscille entre science-fiction et suspens.

Crédits : Netflix. Capture d’écran : JDG

The Black, réalisée par Craig Kyle et Greg Johnson, est la nouvelle série d’animation signée Netflix. Elle est directement inspirée des films du même nom, Pacific Rim (2013) et Pacific Rim : Uprising (2018). Resté dans les mémoires, le premier long-métrage signé Guillermo Del Toro avait pour mission d’introduire les Kaijus, ses monstres géants venus directement du centre de la Terre, et les Jargers, des méchas géants contrôlés par les humains. Dans un monde au bord de l’apocalypse, les deux camps se sont livrés une bataille sans merci jusqu’à ce d’autres brèches ne s’ouvrent et que l’univers sombre dans le chaos.

The Black se situe donc juste après les évènements du second film. Cette fois-ci, l’intrigue nous emmène en Australie où l’on suit les aventures d’un frère et d’une sœur, tous deux livrés à eux même après que leurs parents les aient quittés pour chercher de l’aide à Sydney. Après avoir réussi à se cacher pendant des années avec d’autres survivants, nos héros vont se retrouver confrontés au monde réel dans la Black Zone, cet environnement aussi désert qu’hostile.

Si le deuxième film réalisé par Steven S. DeKnight a été un échec commercial, à cause d’un scénario et d’une réalisation décevante, on peut d’ores et déjà vous dire que la série The Black a plus tendance à suivre les pas du premier, même si beaucoup de ses points forts viennent de son intrigue originale et haletante.

The Black, la suite à laquelle on ne s’attendait pas

Crédits : Netflix

Qui dit suite dit forcément difficulté à suivre pour les non-initiés et The Black ne fait pas figure d’exception. La série ne s’embarrasse pas d’une scène d’introduction et préfère passer directement aux choses sérieuses, quitte à en laisser certains sur le carreau. L’univers post-apocalyptique est d’ailleurs à un stade beaucoup plus avancé que dans le premier film Pacific Rim. Il faudrait donc idéalement voir ou revoir les films pour être sûr de tout saisir. En empruntant les codes de l’œuvre de Guillermo Del Toro, The Black réussi à trouver sa ligne directrice. La série mise sur le mélange des genres et n’hésite proposer des moments glaçants mais aussi quelques touches d’humour. Si les personnages sont nouveaux et que le médium est différent, il existe tout de même une continuité qui fait sens.

Petite surprise quand même grâce au format de l’animé. Pour ceux qui ne sont pas habitués, ce genre de production peut rapidement faire enfantin et donc moins sérieux que ses homologues en live-action. Mais détrompez vous puisque The Black réussit à mêler avec brio les dessins d’inspiration japonaise et le sérieux d’une production à gros budget. Au moins, il n’y a pas de déception concernant d’éventuels effets spéciaux ratés ou des situations irréalistes très gênantes. Dans un animé, tout devient possible.

Une version moins clichée qui pousse à la réflexion

Crédits : Netflix. Capture d’écran : JDG

Sans trop se prendre au sérieux, The Black réussit à pousser plus loin le curseur de la réflexion. La série offre une conception de l’univers bien moins manichéenne que ses prédécesseurs. À titre d’exemple, Guillermo del Toro ne faisait valoir que deux entités dans son film : d’un côté les Kaijus, les monstres, l’incarnation du mal, et de l’autre les Jaegers, les héros, ceux qui incarnent le bien. The Black apporte une autre dimension plus qu’intéressante en choisissant de montrer que le bien et le mal ne sont finalement que des notions subjectives et malléables. Dans la série, par exemple, la plupart des rebondissements importants sont en fait causés par des actions humaines.

L’un des plus grands regrets de Guillermo del Toro était de ne pas avoir pu explorer de manière plus profonde le processus de dérive. C’est pour cela que c’est un réel plaisir de voir cet aspect plus développé et expliqué dans The Black. Le processus est même matérialisé grâce à la métaphore le l’eau, les souvenirs étant représentés dans des bulles et la dérive comme un océan dans lequel on peut se noyer très facilement. The Black explore ses dangers, ses failles ainsi que ses conséquences ce qui amène un peu plus de profondeur au thème.

Une science-fiction plus poussée et assumée

Crédits : Netflix. Capture d’écran : JDG

La série The Black amène une dimension beaucoup plus poussée de la science fiction. Là où les films s’arrêtaient sur des robots géants, des liens neuronaux et de la vie extraterrestre, The Black apporte des nouveautés avec des expériences scientifiques mystérieuses, des nouvelles créatures et un angle dystopique inédit. Au fur et à mesure des épisodes s’installe donc une ambiance bien différente de celle des films mais qui est d’autant plus captivante. La dérive est encore une fois un des éléments de science fiction les plus poussés et travaillés, changeant même le regard du spectateur quant aux enjeux éthiques de la pratique.

La Black Zone, titre de la série et intrigue principale, fait quant à elle partie des grands mystères à résoudre. Pourtant cet élément ne découle pas des films et est totalement original, ce qui montre le travail des scénaristes qui ont su reprendre le thème pour créer une série d’un genre différent avec de nouvelles intrigues palpitantes. Cette Black Zone est réellement le fil conducteur de cette première saison et sert à rendre hommage au genre de la science-fiction. Elle contient à elle seule des extraterrestres, des robots géants, des armes futuristes, des environnements post-apocalyptiques, de l’intelligence artificielle et même un peu d’éléments fantastiques.

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