Pascal Cotte, un scientifique et un passionné de photographie qui a longtemps étudié de près la Joconde, le célèbre tableau de Leonard de Vinci, vient de découvrir un détail qui n’a encore jamais été révélé au jour auparavant.

Apparemment, une esquisse qui n’a rien à avoir avec le portrait de Mona Lisa se trouverait sur le tableau, sous les différentes couches de peinture. Voilà encore un secret caché dans l’une des plus célèbres œuvres du peintre et inventeur italien.

UNe photo de La Joconde de Léonard de Vinci

Crédits Pixabay

Cotte est parvenu à ces conclusions grâce à la précision et aux capacités de son outil photographique. Un appareil qui à la fois appel à la photographie quasi infrarouge et à la réflectographie infrarouge.

Il explique cette combinaison : « Le système optique nous permet de voir des détails très fins et la haute sensibilité permet une très grande amplification des signaux bas ». En utilisant cet appareil, le passionné est arrivé à cette découverte exceptionnelle, preuve à l’appui.

Un appareil pour voir au-delà des images apparentes

L’instrument de précision de Pascal Cotte, qu’il a baptisé « appareil photo Technologie Lumière » (Lumiere Technology camera), lui permet de plonger dans les détails des couches inférieures de la peinture. Elle se base sur les principes de la méthode d’amplification de couches (LAM ou Layer Amplification Method).

Cette méthode permet de capter la réflexion de la lumière sur 13 longueurs d’ondes, ce qui s’apparenterait plus à un scan, comme cela dépasse les possibilités offertes par la photographie infrarouge.

Le scientifique précise : « Le Louvre m’a invité parce que je suis l’inventeur d’un nouvel appareil photo multispectral à très haute résolution et hautement sensitif ». C’est ainsi que Pascal Cotte s’est penché sur l’œuvre, pour finalement découvrir les lignes en charbon de cette esquisse.

Les détails de l’esquisse ne coïncident pas avec le contexte de l’époque

Dans les détails, la technique utilisée pour cette esquisse est le polvero – du radical « polvo » signifiant poussière – et que l’on peut apparenter au pouncing. Cette technique consiste à transférer sur un support une figure faite sur un canevas. Ce dernier sera troué suivant les lignes générales de l’esquisse puis, une fois placé sur le support final, saupoudré d’une poussière de charbon ou d’argile.

L’utilisation de cette technique a pu être observée au niveau du front et de la main de La Joconde, là où la couche de peinture est plus fine. Le scientifique affirme à la vue de cette esquisse que le croquis initial représente une personne autre que celle qui apparaît dans la peinture finale, connue aujourd’hui comme étant une représentation de Mona Lisa.

Autre détail intéressant, sur l’esquisse, le modèle porte une pince à cheveux. La particularité de sa coupe et des incohérences avec les codes vestimentaires de l’époque semblent signifier que le modèle de Leonardo da Vinci n’était pas une personne physique présente en Florence, mais plus un personnage imaginaire. Ce qui rend cette découverte encore plus mystérieuse.

Les résultats des travaux de Pascal Cotte ont été présentés dans le Journal of Cultural Heritage du mois d’août 2020.


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