Des scientifiques suédois pensent avoir réussi à résoudre le mystère du vol des papillons. Dans un rapport publié dans le journal de la Royal Society Interface, le Dr Per Henningsson et ses collègues décortiquent ce sujet qui déconcerte les experts depuis des lustres.

Les scientifiques se demandent depuis longtemps comment certains papillons peuvent voler avec leurs ailes larges mais inefficaces. Désormais, grâce à une étude dirigée par le Dr Per Henningsson de l’Université de Lund, en Suède, on sait que ces insectes extraordinaires ont développé un moyen efficace de battre des ailes pour générer une poussée. Il s’avère que cette capacité leur permet de fuir certains dangers. Les papillons possèdent donc des techniques qui leur sont propres pour échapper aux prédateurs. Alors que certaines espèces ont développé des ailes suffisamment efficaces pour voler plus rapidement, d’autres (notamment les papillons de nuit) possèdent une méthode de survie un peu particulière : produire une toxicité qui leur donne mauvais goût.

Crédits Pixabay

Mais qu’en est-il des espèces qui ne sont pas capables de voler rapidement ?

Des ailes inefficaces

Les papillons lents ont la particularité de posséder des ailes largement grandes par rapport à leur corps. Celles-ci s’avèrent donc moins efficaces pour le vol. Comme le rapporte la BBC, dans les années 70, des scientifiques avaient déjà avancé une théorie selon laquelle le fait d’avoir de grandes ailes donnait à l’insecte la possibilité de décoller plus rapidement par rapport à d’autres espèces. Malheureusement, la publication s’est contentée d’évoquer cette hypothèse. Les scientifiques n’ont pas poussé leur étude plus loin.

Aujourd’hui, grâce à l’équipe suédoise dirigée par le Dr Per Henningsson, on en sait beaucoup plus sur cette particularité des papillons lents. Pour étudier la façon dont l’animal vole, le team a utilisé une soufflerie et des caméras à grande vitesse. « Les ailes se comportent d’une manière assez intéressante », confié Henningsson à la BBC. « Le bord d’attaque et le bord de fuite se rejoignent devant la partie centrale, formant ainsi une forme de poche. »

Des ailes mécaniques

« Nous pensons que ce genre de comportement améliore le claquement parce qu’il forme une poche d’air entre les ailes qui, lorsque celles-ci s’affaissent, rend la poussée encore plus forte et plus efficace », a-t-il ajouté. À noter que les scientifiques ont également construit deux ailes mécaniques pour vérifier leur hypothèse. L’un était rigide, tandis que l’autre était souple.

Au bout de leurs expériences, ils ont découvert que la flexibilité des ailes jouait un rôle important dans la mesure où elle augmente la force générée par le claquement. Quant à l’intérêt d’une telle étude, il porte sur la possibilité pour les designers de concevoir des appareils volants imitant le concept.


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