Le 14 septembre 2020, une équipe d’astronomes a annoncé la découverte de traces de phosphine sur Vénus. Dans une étude publiée dans la revue Nature Astronomy, ces derniers ont déclaré que la présence de ce gaz dans l’atmosphère de la planète pourrait y indiquer l’existence d’une forme de vie.

Jim Bridenstine, l’administrateur de la NASA, s’est réjoui de cette découverte. À travers une publication sur Twitter, il a déclaré qu’il était temps de faire de Vénus une priorité dans la recherche de la vie sur d’autres planètes.

Une photo de Vénus, une planète très mystérieuse

Crédits Pixabay – image recadrée

« De la vie sur Vénus ? La découverte de phosphine, produit dérivé de la biologie anaérobie, est l’événement le plus important à ce jour dans la recherche de la vie en dehors de la Terre. Il est temps de faire de prioriser Vénus », a-t-il écrit.

Vers la découverte d’une forme de vie microbienne sur Vénus ?

Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé qu’il était impossible de trouver une forme de vie sur Vénus. En effet, les conditions de cette planète ne sont pas propices à l’établissement de la vie. La température à sa surface est de 470°C. Sa pression, quant à elle, est 90 fois supérieure à celle de la Terre.

Pourtant, la présence de phosphine dans l’atmosphère de Vénus laisse penser qu’elle pourrait bel et bien abriter la vie. Sur Terre, ce gaz est en effet produit par des bactéries anaérobies. Les chercheurs pensent que cette piste pourrait, à terme, mener à la découverte d’une forme de vie microbienne sur Vénus.

Une théorie à vérifier

C’est en utilisant le télescope James Clerk Maxwell, basé au Chili, que les chercheurs ont pu détecter la présence de ce gaz dans l’atmosphère de Vénus. La quantité de phosphine découverte sur cette planète porte à croire que des microorganismes produisent ce gaz de façon continue. Toutefois, les chercheurs ne veulent pas faire de conclusions hâtives et explorent encore d’autres possibilités.

D’après eux, la phosphine « pourrait provenir de processus inconnus de photochimie ou géochimie, ou, par analogie avec la production biologique de phosphine sur Terre, de la présence de vie. » Ces conditions seraient similaires à celle « que notre planète a connue à ses débuts, il a plus d’un milliard d’années. »

La NASA envisage d’envoyer des instruments sur cette planète pour en avoir le cœur net. Néanmoins, cette mission risque d’être compliquée au vu de l’environnement de Vénus.


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