Un mandat d’arrêt a été émis contre Riley June Williams, pour l’heure en fuite.

Des partisans de Donald Trump, assis au bureau de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, lors de l’intrusion au Capitole (Washington, D.C.), le 6 janvier 2021.

Une femme de 22 ans est soupçonnée d’avoir voulu, sans succès, vendre au renseignement russe du matériel informatique appartenant à la chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, dérobé lors de l’attaque du Capitole, le 6 janvier.

Selon l’acte d’accusation, Riley June Williams, originaire de Pennsylvanie, faisait partie des émeutiers qui se sont introduits au Capitole. Des images diffusées par la chaîne britannique ITV montrent la jeune femme enjoignant à la foule de se rendre à l’étage du bâtiment.

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Contact en Russie

La suite est racontée par un témoin anonyme, interrogé par les autorités américaines. Celui-ci affirme avoir vu d’autres vidéos dans lesquelles Riley Williams se saisit de matériel informatique – l’acte d’accusation ne précise pas s’il s’agit d’un ordinateur ou un disque dur – dans le bureau de Nancy Pelosi. Ce dernier, qui dit être un ex-partenaire de la jeune femme, affirme que Mme Williams avait prévu d’envoyer le matériel à un contact en Russie afin qu’il le vende aux services de renseignement extérieurs russes (SVR). L’opération aurait finalement échoué, pour des raisons non précisées, et Riley Williams serait donc toujours en possession du matériel ou l’aurait détruit. Un mandat d’arrêt a été émis concernant la jeune femme, dont la mère a déclaré à un journaliste d’ITV qu’elle avait quitté le domicile familial.

L’acte d’accusation n’a, pour l’instant, retenu contre Riley Williams que les chefs d’effraction et de trouble à l’ordre public, mais pas de vol. Le bureau du procureur fédéral de Washington s’est refusé à donner plus de détails dans l’immédiat.

Près de 70 personnes ont déjà été mises en examen à la suite des événements du 6 janvier, selon le ministère américain de la justice. Les autorités ont encore procédé dimanche à une série d’interpellations en lien avec ces inculpations. Les chefs d’accusation vont d’effraction à port d’armes prohibé en passant par trouble à l’ordre public et agression d’agents de la force publique.

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Le Monde avec AFP

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