D’habitude, ce sont des espèces animales, dont des serpents, des arachnides, divers insectes et d’autres créatures marines qui produisent des venins. Mais apparemment, cette substance toxique n’est pas uniquement l’apanage des représentants du règne animal.

En effet, chez le Dendrocnide excelsa, un arbre que l’on retrouve en forêt dense australienne, la toxine produite est aussi dangereuse que celle de certains animaux.

Photo de Thomas Breher. Crédits Pixabay

Les chercheurs de l’Université du Queensland et du King’s College London ont ainsi pu identifier des peptides neurotoxiques chez cet arbre. La structure de ce peptide est similaire à celle qu’on retrouve chez les araignées ou certains mollusques venimeux, indiquent les chercheurs.

La Dendrocnide excelsa, une espèce finalement très toxique

Apparemment, on connaît moins les espèces dangereuses de la flore australienne comparées aux espèces animales venimeuses. Le Dendrocnide excelsa et son cousin le Dendrocnide moroides sont sans doute des exemples parfaits.

Faisant partie de la famille des Urticaceae, les Dendrocnide excelsa  sont des arbres munis d’aiguilles urticantes, considérés comme des géants dans leur genre, car ils peuvent facilement atteindre plus de 30 mètres de haut.

Le tronc de cet arbre est muni de milliards de trichomes – des aiguilles millimétriques qui ressemblent à des petits poils – qui vont lui servir à injecter la substance neurotoxique. Et cette toxine est très dangereuse. Inoculée,  elle fait extrêmement mal et ses effets peuvent perdurer plusieurs semaines.

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Les gympietides, une nouvelle classe de peptide neurotoxique

En étudiant la plante et la toxine qu’elle produit, les scientifiques espèrent que l’on pourra soigner les personnes qui ont eu le malheur de s’y frotter, et éventuellement travailler sur des traitements thérapeutiques contre la douleur.

Ainsi, les chercheurs ont étudié certaines molécules présentes dans les trichomes du Dendrocnide excelsa, et y ont notamment découvert de l’acide formique, de l’histamine et de l’acétylcholine. Néanmoins, ils se sont rendu compte que ces molécules n’étaient pas la source de la virulence de la toxine de l’arbre.

En approfondissant leurs investigations, ils ont finalement mis la main sur le peptide à l’origine de la virulence. Il s’agit du premier peptide du genre, une nouvelle classe de mini-protéines neurotoxiques qu’ils ont baptisé « gympietides », en regard du nom local de la plante « Gympie-Gympie ».

Selon les scientifiques, les gympietides ressemblent aux toxines du venin des araignées et escargots cônes marins, car elles prennent la même structure moléculaire repliée et ciblent les mêmes types de récepteurs sensitifs chez les victimes.

Selon le Dr Irina Vetter, un membre de l’équipe, on pourrait dès lors qualifier le Dendrocnide excelsa de « venimeux », un terme pourtant réservé aux espèces animales porteuses de venins. Incroyable, non.

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