La Covid-19 a eu raison d’Aruka Juma, le dernier homme de la tribu amazonienne Juma. Et avec lui, ce sont de nombreuses traditions et une part de l’histoire de la région qui viennent de disparaître.

Le bilan est catastrophique. Depuis son apparition en décembre dernier, la maladie de la Covid-19 a touché plus de 120 millions de personnes à travers le monde. Et si le chiffre impressionne, il reste bien entendu très en deçà de la réalité : seules les personnes présentant des symptômes se font effectivement tester.

Une photo de l'Amazonie
Image par luis deltreehd de Pixabay

Pire encore, depuis le début de la pandémie, la maladie a eu raison de 2,6 millions de personnes. C’est comme si toute la population de Paris s’était envolée du jour au lendemain.

La Covid-19, un bilan extrêmement lourd au Brésil

En France, la situation reste tout aussi préoccupante. Les autorités sanitaires ont identifié plus de 4,1 millions de cas, et 91 437 décès. D’après les derniers chiffres, il semblerait d’ailleurs que la troisième vague ne soit plus très loin. On dénombre en effet plus de 38 000 cas positifs durant ces dernières vingt-quatre heures. Un chiffre qui va en augmentant et qui inquiète énormément le gouvernement.

Oui, la situation est préoccupante dans l’hexagone, mais elle l’est moins qu’au Brésil. Le pays est durement touché par la maladie et il enregistre ainsi plus de 90 000 nouveaux cas… chaque jour. Il vient même de franchir la barre des 11 millions de cas, pour près de 300 000 décès.

Ce qui le place finalement juste derrière les Etats-Unis et de leur demi-million de morts.

La Covid-19 continue donc à tuer et la maladie vient précisément d’avoir raison d’un homme un peu à part, comme le rapporte le Sun.

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Aruka était le dernier homme vivant de sa tribu

Aruka, c’est son nom, ne vivait pas dans une grande métropole brésilienne, mais dans une tribu issue de l’Amazonie. Une tribu isolée, vivant loin des villes. Une tribu qui ne compte désormais plus d’homme. Depuis 1999, Aruka était en effet le dernier membre masculin vivant de la tribu amazonienne Juma. Il aura ainsi assisté au déclin de son peuple.

Une question évidemment se pose. Vivant en total isolement, comment Aruka a pu contracter la maladie ? Cette question, justement, fait débat au Brésil et Sarah Shenker, une membre d’une ONG oeuvrant en faveur des tribus locales, semble avoir une idée bien arrêtée sur le sujet.

Pour elle, la faute incombe en effet aux bûcherons, aux mineurs et aux personnes cherchant à s’accaparer de nouvelles terres.

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Une conséquence de la déforestation et des activités humaines ?

La déforestation en Amazonie s’est en effet intensifiée ces dernières années, pour atteindre un pic en 2020 avec la disparition de près de 11 000 kilomètres carrés de celle qui reste encore aujourd’hui la plus grande forêt du monde.

Les activités humaines se multiplient donc dans la région, ce qui a inévitablement une incidence sur les tribus vivant dans la forêt.

Des tribus dont les membres sont plus vulnérables du fait de leur isolement : l’organisme se renforce en effet face aux attaques subies.

Et c’est justement ce qui transparaît des chiffres publiés par les autorités brésiliennes, le taux de mortalité au sein des tribus amazoniennes serait en effet 58 % plus élevé que pour le reste de la population brésilienne. De même pour le taux d’infection, supérieur de 68 %.


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