Légende : TheNewYorkTimes

Il y a quelques années, d’étranges traces de pas ont été découvertes en Italie, sur la Roccamonfina. Cette découverte suggère que les hommes de Neandertal ont traversé une pente volcanique peu après son éruption. Les habitants aux alentours les ont baptisés « Ciampate del Diavolo » qui se traduit comme « le sentier du diable ». La légende dit qu’un jour, le diable s’est promené sur le flanc du volcan et que chacun de ses pas est gravé sur les roches.

Légende : The New York Times

En 2020, une étude publiée par le Journal of Quaternary Science, menée par le professeur Adolfo Panarello a été réalisée par plusieurs instituts italiens. Ceux-ci ont conclu que ces empreintes appartiendraient à des Néandertaliens et à quelques animaux. Peu de temps après l’éruption, ils ont mis pied sur des cendres volcaniques quand ces dernières n’étaient plus brûlantes.

Les scientifiques ont dénombré 14 empreintes qui se dirigent vers le sommet de la pente. Parmi elles figurent des traces de pieds nus ou de mains qui s’agrippent ainsi que de jambes. Des artefacts en basalte ont aussi été découverts à proximité.

S’agit-il des plus vieilles empreintes humaines jamais conservées ?

À la suite d’une étude géologique effectuée grâce à la méthode radiométrique, les chercheurs ont conclu que ces « pas du diable » remontent à environ 350 000 ans. Ces marques piétinées ont été moulées sur les cendres du volcan, qui ont durci quelque temps après. Si la datation exclut le fait qu’il s’agisse d’Homo Sapiens, la question reste entière en ce qui concerne le propriétaire exact de ces trainées.

En observant les traces, les scientifiques ont déduit qu’elles appartenaient à au moins cinq individus. Ces empreintes font à peu près 20 cm de long et 10 cm de large. Le chercheur principal Adolfo Panarello se montre prudent et ne veut pas affirmer quel type d’hominidé a posé ces marques. Il a affirmé qu’il ne pouvait pas « attribuer les empreintes à une espèce spécifique ».

Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’agit pas d’homo sapiens puisque les traits morphologiques de celui-ci ne sont apparus qu’il y a 315 000 ans. Il s’agirait néanmoins des plus anciennes empreintes humaines connues.

Une randonnée d’hominidés quelques heures après une éruption volcanique ? 

Les traces de pas ont été vues sur une couche refroidie du Roccamonfina. Les scientifiques estiment qu’il s’est écoulé à peine quelques heures entre l’éruption et la randonnée. Il devait faire environ 50 degrés Celsius sur la couverture lorsque ces traces ont été posées à même le sol.

En poussant leur analyse, les paléontologues ont fait le rapprochement avec les cadavres dans la « fosse des os » situés au Sima de los Huosos. Pour cause, la forme de leur pied connaît une ressemblance intéressante. Cette vieille tombe qui date d’à peu près 430 000 ans a suscité de nombreuses controverses depuis des lustres. Les scientifiques se demandaient si les ossements qui s’y trouvaient étaient des Homos heidelbergensis, Neandertalensis ou Denisovan. Mais au final, l’Homme du Neandertal l’a emporté selon les propriétaires de la fosse.

SOURCE : SCIENCEALERT

Nick Olaizola

L’écriture constitue l’une des activités qui me permettent de canaliser ma passion, outre la philosophie, le sport et le jeu d’échecs. Dans tout ce que je fais, j’essaie d’atteindre la perfection, tout en sachant que personne ne pourra la rattraper. « Nous sommes ce que nous faisons répétitivement. L’excellence, donc, n’est pas un acte. C’est une habitude. » – Aristote

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