Figure tellement marquante de Nintendo of America au point de ne pas avoir encore été remplacé dans l’inconscient collectif par son successeur Doug Bowser, Reggie Fils-Aimé a récemment confié qu’il avait pressenti le succès de la Switch. C’est d’ailleurs avec cette perspective en tête qu’il a pu préparer son départ de chez Nintendo en toute quiétude.

Cela fait maintenant deux ans que Reggie Fils-Aimé a quitté ses fonctions de président de Nintendo of America, poste qu’il a occupé pendant près de treize ans. Au moment de son départ, la Nintendo Switch se vendait comme on serrait des mains dans le monde d’avant. Gamertag Radio a eu l’honneur de s’entretenir avec Reggie pendant près de trois quarts d’heure, et son aventure au sein de Nintendo a évidemment été évoquée.

Crédits Unsplash

Dans la retranscription de ses propos par Nintendo Everything, l’ex-président de Nintendo of America explique en quoi le succès actuel de la Switch n’est pas quelque chose qui le surprend plus que cela.

Fils-Aimé avait vu le potentiel de Nintendogs et Wii Sports avant la Switch

Reggie Fils-Aimé mentionne ses expériences passées au sein de Nintendo et sur ses pressentiments qui, visiblement à chaque fois, se sont révélés justes :

“Non, ça n’a pas été une surprise pour moi [de voir la Switch avoir du succès]. Et je dis cela parce que la première fois que j’ai vu la Nintendo DS, j’ai eu les poils qui se sont hérissés sur ma nuque. L’équipe faisait la démonstration d’un tout premier prototype de ce qui allait devenir Nintendogs. J’ai tout de suite vu le potentiel. La première fois que j’ai pris une télécommande Wii et que j’ai joué, encore et encore, à une expérience rudimentaire qui allait devenir Wii Sports, j’ai su que ça allait être magique. Le jour où je me suis assis avec M. Iwata et que j’ai tenu un prototype de Switch et que nous avons parlé du concept, je savais que ça allait être magique.”

En se disant que la Switch allait balayer la contreperformance de la Wii U, Reggie Fils-Aimé a pensé que le moment était bien choisi pour partir comme un prince :

“Mais non, ça n’est pas une surprise, et franchement, le fait de savoir que l’entreprise allait réussir a facilité ma décision de prendre ma retraite, car je savais que l’entreprise allait être en pleine forme pendant au moins quelques années”.

“Quelques années”. Quel pessimiste tout de même.


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